Pourquoi tirer sur une ambulance quand des critiques particulièrement acerbes ont déjà ébousé le malade à plusieurs reprises ? Après me l'être bonni à deux trois reprises, la réponse s'est imposée d'elle même : peut-être tout simplement en a-t-on soupé de ce cinoche dont la seule vertu est d'endormir notre cerveau tout en nous tenant éveillés en faisant raisonner les riboustins et gueuler des acteurs poussifs incapables de jacter normalement !
Mais peut-être suis-je trop rossard avec Rob Cohen ?!
D'autor, la lecture du synopsis laisse entrevoir que le réalisateur a plutôt misé sur l'efficacité . Un choix qui a du sens quand on a du talent...
Une équipe de lardus de choc, avec a sa tête un gusse qui en conobre un brin sur la psychologie humaine, une gisquette bien carrossée et un équipier de choc (qui se fera conir par le méchant je vous fiche mon billet), sont au prise avec un mecton, Picasso (référence culturelle indispensable dans un film américain), qui leur mène la vie duraille dans cette bonne ville de Détroit. Le marloupin, plutôt vicelot sur les bords, s'ingénie à leur pourrir leurs week-end en butant des administrés et en jouant avec les méninges du cador en dialectique freudienne, Alex Cross... En tentant de se mettre dans la peau du tueur afin de synchroniser sa gamberge sur la sienne, notre héros, par mimétisme, va être confronté à de drôles d'idées et devra garder la tête froide pour ne pas laisser ces pulsions lui faire commettre des actes impensables (le transfert, cher à Freud, est à l'honneur). Après s'être bien trituré la pensarde, le reste du film, reléguant la psychanalyse au second plan, vous entrainera au paradis de la NRA (national rifle association) et si votre sorbonne ne s'est pas mise en veille pendant les dix premières broquilles du film, vous pourrez même vous émotionner pour la souris du héros, souffre douleur du tueur. Quel programme !
Alors ne soyons pas trop durs. Que pouvez-t-on espérer d'un film à 45 millions de dollars de budget si ce n'est des explosions, des cris, des larmes et un happy ending ?

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