mercredi 20 février 2013

Die hard : belle journée pour mourir - La critique d'Emile Strogonoff


Cinquième opus de la franchise éponyme, "die hard : belle journée pour mourir", nous permet d'espérer une fin prochaine à la série. 
En attendant d'y rester pour de bon, John McLane nous revient plus fringant que jamais. En goguette en Russie pour tirer son fiston du mauvais pas dans lequel il s'est fourré, celui-ci se retrouve rapidement embringué dans une affaire qui va mettre ses derniers neurones en ébullition. Le riboustin toujours à portée de pognes, il ne faudra pas poireauter bien longtemps avant que les deux cadors de la suflateuse ne transforment les rues de Moscou en un camp d'entrainement pour GI Joe's. Les méchants russes, car dans tout "bon" film américain les russes sont méchants, n'ont de cesse de vouloir donner aux yankees une leçon de bienséance et accessoirement, de vouloir faire péter la planète. Mais qu'à cela ne tienne, après avoir survécu à Independance day, pas question pour Bruce Willis de laisser ces margoulins déglinguer son pré-carré. C'est donc accompagné de son rejeton, élevé à la dure par un paternel qui, aux joies des couches culottes et du bavoir préférait les plaisirs simples de l'astiquage de soufflants et de la chasse aux malotrus, que ce duo transgénérationnelle va sauver le monde !
Pour pimenter un peu plus le scénario déjà épais comme une tranche de jambon, les scénaristes, vicelots par nature, ont combiné pour l'occasion, une mésentente cordiale père-fils d'une vraisemblance homéopathique. Faisant montre d'une ingratitude sans bornes, le merdeux est en effet cynique ! Pas question de se faire bourrer le mou par son vioque et ses manières de pignouf patenté ! Entre les deux gusses c'est la guerre des nerfs, la tension est palpable. Mais malgré cette atmosphère à haute teneur en testostérone, ils résoudront, bras-dessus bras-dessous, les énigmes les plus tordues, se confronteront, pogne dans la pogne,  aux singeries les plus vicelardes et dézingueront, en se congratulant, des ennemis aussi convaincants que leur duo père/fils  !
Est-il besoin de préciser qu'après un peu de casse, des pétaradantes esparagonflardantes et un suspens insoutenable, vous pourrez, rassérénés quant à l'issue de cet affrontement est-ouest, renquiller pépères dans vos carrés le battant plus léger et le cerveau reposé. Et si toutefois vous aviez piqué un roupillon pendant l'assaut final, pas de panique, sachez que dans un film amérloque, faire conir le héros c'est un peu comme ébouser la vache aux œufs d'or, cela n'a d'intérêt que si l'on souhaite entrer dans les ordres pour expier les errements d'une vie de bamboche.
"Belle journée pour mourir" qu'ils disaient ?! S'il ne fait aucun doute que le but inavoué de cet énième opus était, pour le réalisateur, de faire un maximum de michon, il faudra encore poireauter un peu avant que l'insolent John McLane n'avale son bulletin de naissance et que nous, spectateurs naïfs, soyons convaincus par ce genre de navetons à la petite semaine...

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