mercredi 10 avril 2013

Les sorties ciné du 10 avril d'un coup de clignots

 Blanche nuit : de quoi vous gondoler jusqu'au bout de la noïe. Décalé à souhait, un film qui fait plaisir à bigler et qui évite de se vautrer dans la facilité. Une comédie légère sans prétention.
 Mariage à l'Anglaise : "Le film anglais le plus drôle depuis des années" qu'ils bonissent... Comme s'il suffisait d'une accroche publicitaire pour rendre un film poilant. Une enième comédie romantique british qui se la joue décalée... Les plus fondus y trouveront leur compte, les autres, dont mézigue, n'y verront qu'une jolie op'marketing...
 Des gens qui s'embrassent : Un parti pris pour la quantité qui met à mal la cohérence. On se sent lerdupème au mitan de tout ce trèpe qui nous fait bourlinguer d'un lieu à un autre sans que l'on entrave réellement ce qui se maquille.
 La belle endormie : bigler un Bellocchio n'est pas chose aisée ! Rarement poilant, le zig nous balance à la tronche nos réalités tartignolles, nous mettant face à nos contradictions, nos faiblesses, nos lâchetés. En choisissant un fait de société ayant chamboulé l'Italie, il ne passe pas par quatre chemins et se paye les bondieusards et autres conservateurs. Faisant fi des dogmatismes, Coco-Bel-Oeil nous offre un hymne à la liberté qui ne manque pas de sel.
Le temps de l'aventure : un coup de chasse appuyé, une risette en coin, il en faut peu pour se monter le bourrichon et croire que l'aventure est au coin d'la rue. En choisissant de franchir le pas, Jérôme Bonnell nous offre une tranche de bon temps, cette liberté coupable qui rend à nos existences sa dignité
Pieta : Crevard ayant morflé tout moujingue, le retour d'une daronne qu'on espérait plus vient chambouler l'existence blécharde du héros. Plutôt salopin sur les bords, celui-ci perd les pédales et fait l'expérience du doute. "Et si je m'étais gouré"... Un scénar à l'esthétique bien ripolinée mais qui souffre de conformisme dans la réalisation. Les adeptes de la rédemption expresse prendront leur pied, les autres le perdront...
Photo : Une déconvenue pour qui conobre Saboga comme scénariste. Prometteuse sur la feuille de chou, l'histoire se perd dans des dédales de clichés et de faux-semblants. C'est dommage...
Oblivion : Un synopsis long comme un bras pour un scénar qui frise le vide intergalactique. On y dégauchi tous les ingrédients des grosses machines Hollywoodiennes, rouleau-compresseur à méninges. Si l'oseille est la clé du succès, alors oui, ce film trouvera sa place parmi les autres navets interstellaires qui constellent notre galaxie et finiront, tôt ou tard,  par disparaitre dans le vide sidérale qui les a vu naitre.

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